RDC : l’UDPS réclame l’arrestation de Joseph Kabila après les sanctions américaines

Par Espoir BOTUMBA

À Kinshasa, la pression politique monte d’un cran après les récentes sanctions prises par les États-Unis contre l’ancien président Joseph Kabila. Ce lundi, à l’issue d’une marche de soutien à l’administration de Donald Trump, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a exigé son arrestation immédiate.

Cette prise de position marque une escalade dans le discours du parti présidentiel, qui s’aligne désormais ouvertement sur les mesures américaines.
Devant les militants réunis dans la capitale congolaise, Augustin Kabuya a estimé que les sanctions de Washington constituaient une preuve suffisante des responsabilités attribuées à Joseph Kabila dans l’instabilité sécuritaire du pays.

Il a appelé les autorités judiciaires congolaises à agir sans délai, au nom de la souveraineté nationale et de la justice. Pour l’UDPS, il ne s’agit plus seulement d’une affaire diplomatique, mais d’une question interne nécessitant des actions concrètes.

Cette sortie intervient dans un contexte politique déjà tendu, alors que les accusations de soutien à des groupes armés continuent d’alimenter le débat public. L’appel à l’arrestation de l’ancien chef de l’État pourrait accentuer les clivages au sein de la classe politique congolaise et raviver les tensions entre les camps pro et anti-Kabila.

Reste à savoir si les institutions judiciaires du pays donneront suite à cette demande, au risque de provoquer une nouvelle séquence de crispations politiques en République démocratique du Congo.