Par la Rédaction
La mobilisation organisée à Kinshasa ce lundi 4 mai 2026 en soutien aux sanctions américaines contre Joseph Kabila a pris une tournure résolument politique ce lundi, avec des prises de position musclées au sein du camp présidentiel.
Dans une atmosphère électrique, les manifestants ont exprimé leur adhésion aux mesures de Washington, accusant l’ancien chef de l’État d’implication dans l’instabilité sécuritaire à l’Est du pays, notamment à travers des soutiens présumés à des groupes rebelles.
Parmi les voix les plus remarquées, Lisanga Bonganga, figure politique connue pour sa proximité idéologique avec Étienne Tshisekedi, a appelé à une refonte en profondeur de l’ordre constitutionnel actuel. Devant les militants, il a dénoncé une « Constitution issue de l’accord de Lemera », qu’il qualifie de texte de circonstance élaboré dans un contexte de conflit. Plaidant pour une réforme majeure, il a salué le leadership du secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, renforçant ainsi la ligne dure adoptée par le parti au pouvoir.
Cette sortie intervient dans un climat politique de plus en plus tendu, où les appels à des réformes structurelles se multiplient. La question d’un changement de Constitution, longtemps taboue, refait surface avec insistance dans le débat public.
Si certains y voient une opportunité de refonder l’État congolais, d’autres redoutent une manœuvre politique aux conséquences imprévisibles. Dans tous les cas, la séquence actuelle marque un tournant, où les enjeux sécuritaires, diplomatiques et institutionnels se croisent dangereusement au cœur de la vie politique congolaise.









