RDC : Accusations de plagiat contre le député Trésor Mutiki autour d’une proposition de loi sensible, une plainte annoncée

Par la Rédaction

Une vive controverse secoue l’Assemblée nationale en République démocratique du Congo. Le député national Trésor Mutiki, élu de Mwenga, est accusé d’avoir plagié une proposition de loi portant sur le sort à réserver aux anciens rebelles.

Selon plusieurs sources concordantes, le texte en question aurait été initialement rédigé en 2023 par Éric Kamba, alors basé aux États-Unis. Ce document, qui aborde une question particulièrement sensible dans le contexte sécuritaire congolais, aurait été repris et introduit dans le circuit parlementaire sans l’accord ni la reconnaissance de son auteur présumé.

D’après les informations disponibles, la proposition de loi est actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale, suscitant interrogations et indignation dans certains milieux juridiques et politiques. L’absence d’aval d’Éric Kamba dans le processus d’appropriation du texte alimente les accusations de plagiat et soulève des préoccupations sur le respect de la propriété intellectuelle au sein des institutions.

L’entourage d’Éric Kamba évoque déjà la possibilité d’une action judiciaire. Une plainte pourrait être déposée contre le député Trésor Mutiki si le texte est inscrit à l’ordre du jour pour débat parlementaire. « Il ne s’agit pas seulement d’un différend personnel, mais d’un principe fondamental : le respect du travail intellectuel », confie une source proche du dossier.

De son côté, le député mis en cause ne s’est pas encore exprimé publiquement sur ces accusations. Ce silence alimente davantage les spéculations et renforce la pression médiatique autour de cette affaire. Au-delà de la polémique, cette situation met en lumière les failles potentielles dans le processus d’élaboration des lois en RDC, notamment en matière de vérification des sources et d’authenticité des propositions soumises au Parlement.

Alors que le pays fait face à des défis sécuritaires majeurs, notamment liés à la gestion des groupes armés, le débat sur cette loi s’annonce crucial. Mais désormais, il pourrait être éclipsé par une bataille judiciaire et éthique autour de son origine.