Par Espoir BOTUMBA
Une vive inquiétude gagne la communauté des journalistes à Kinshasa après l’interpellation du journaliste Safari Masuku André, reporter à la Agence Congolaise de Presse (ACP), survenue lors de la couverture médiatique du retour triomphal des Équipe nationale de football de la RDC après leur qualification historique pour la Coupe du Monde de la FIFA.
Selon des informations relayées par ses proches, le journaliste aurait été appréhendé par des éléments de la sécurité présidentielle alors qu’il exerçait ses fonctions professionnelles sur le terrain. Les circonstances exactes de cette interpellation restent encore floues, mais plusieurs sources évoquent une arrestation jugée arbitraire par certains membres de la profession.
Face à cette situation, la famille et les proches du journaliste lancent un cri d’alarme à l’endroit de plusieurs organisations professionnelles et structures de défense des journalistes, notamment l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) ainsi que le Journaliste en Danger (JED).
Ces organisations sont appelées à intervenir urgemment afin d’établir les circonstances exactes de l’arrestation et de garantir le respect des droits fondamentaux du journaliste, notamment le droit à l’information et à l’exercice libre du métier de presse.
Cet incident intervient dans un contexte où la liberté de la presse demeure une question sensible en République démocratique du Congo. L’arrestation d’un journaliste en plein exercice de ses fonctions suscite des interrogations sur la protection des professionnels des médias lors d’événements publics d’envergure nationale.
Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été rendue publique par les autorités compétentes au sujet de cette interpellation. En attendant des éclaircissements, la corporation médiatique reste mobilisée et attentive à l’évolution de ce dossier.










