Par Espoir BOTUMBA
Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant une jeune femme violemment maltraitée dans une salle d’accouchement par un individu présenté comme médecin, suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique.
Parmi les voix qui se lèvent avec force, celle de la journaliste Sarah Bukasa, qui dénonce des actes qu’elle qualifie d’inhumains et révoltants. Une scène jugée inhumaine et inacceptable dans une déclaration empreinte de colère et de désolation, Sarah Bukasa affirme que les images diffusées sont d’une gravité extrême et portent atteinte à la dignité humaine.
Selon elle, aucune circonstance ne peut justifier une telle brutalité, encore moins dans un lieu censé protéger la vie et accompagner les femmes dans l’un des moments les plus sensibles de leur existence.
La journaliste s’interroge sur la dérive de certaines pratiques dans les structures sanitaires, dénonçant une situation alarmante où des espaces destinés à sauver des vies deviennent, selon ses mots, des lieux de souffrance et d’humiliation.
Un appel pressant aux autorités
Face à cette situation, Sarah Bukasa interpelle directement les autorités compétentes. Elle appelle le Ministre de la Santé publique à prendre des mesures immédiates afin d’identifier, suspendre et sanctionner sévèrement les responsables de ces actes. Elle exhorte également le Ministre de la Justice à diligenter une enquête urgente, transparente et indépendante afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les auteurs soient arrêtés puis traduits devant les juridictions compétentes.
Tolérance zéro contre les violences en milieu hospitalier
Pour Sarah Bukasa, cette affaire constitue une violation flagrante des principes du serment d’Hippocrate et un affront grave à la dignité humaine. Elle insiste sur la nécessité d’une réaction ferme afin d’éviter toute banalisation de telles pratiques dans les établissements de santé.
La journaliste exige notamment l’arrestation immédiate de l’individu incriminé, sa radiation définitive du corps médical ainsi que l’application de sanctions exemplaires contre tous les responsables impliqués.
Trop, c’est trop
Dans son message, Sarah Bukasa rappelle que le silence face à de tels actes équivaut à une complicité et que l’inaction ne ferait qu’encourager la répétition de ces violences. Elle affirme lever sa voix non seulement pour la victime concernée, mais également pour toutes les femmes susceptibles d’être exposées à des traitements similaires.
Pour elle, cette affaire doit marquer un tournant dans la lutte contre les violences en milieu hospitalier en République démocratique du Congo, afin que justice soit rendue et que de tels actes ne se reproduisent plus.










