RDC : l’honorable Isaac Tshiswaka propose la suppression du 17 mai comme jour férié

Par Espoir BOTUMBA

Le député national Isaac Tshiswaka Tshilombo a officiellement transmis au bureau de l’Assemblée nationale une proposition de résolution recommandant au Gouvernement congolais la suppression de la célébration du 17 mai comme journée fériée et payée en République démocratique du Congo.

Dans sa correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, l’élu de Sakania estime que le maintien de cette date dans le calendrier officiel de la République crée une contradiction avec les principes fondamentaux consacrés par la Constitution du 18 février 2006.

Selon lui, les articles relatifs à la légitimité du pouvoir et au rejet de toute accession au pouvoir par la force s’opposent à la reconnaissance institutionnelle d’un événement issu d’une dynamique insurrectionnelle.

Le député rappelle que le 17 mai 1997 renvoie à la prise du pouvoir par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), un épisode qu’il considère comme incompatible avec l’esprit républicain et constitutionnel actuel.

Isaac Tshiswaka Tshilombo souligne également que l’ancien président Laurent-Désiré Kabila lui-même avait, par la suite, pris ses distances avec certaines figures militaires étrangères impliquées dans cette séquence historique.

Pour l’initiateur de la démarche, continuer à célébrer cette journée comme fête nationale reviendrait, de manière implicite, à accorder une reconnaissance institutionnelle à un mode d’accession au pouvoir contraire à l’ordre constitutionnel établi. Il estime qu’une telle situation porte atteinte à la crédibilité de l’État de droit ainsi qu’au message que la République souhaite transmettre aux générations futures.

À travers cette proposition, le député affirme vouloir réaffirmer l’attachement de la représentation nationale aux valeurs républicaines, à la souveraineté populaire et à la légalité constitutionnelle. Il sollicite ainsi l’inscription rapide de cette initiative à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale afin qu’elle soit examinée et éventuellement adoptée.

Cette proposition intervient dans un contexte où les débats autour de la mémoire politique, de l’histoire institutionnelle et du respect des principes constitutionnels continuent d’alimenter les discussions sur l’avenir démocratique de la RDC.