Par Espoir BOTUMBA
Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement a une nouvelle fois réaffirmé son attachement à la voie politique et démocratique pour accéder au pouvoir en RDC . Interrogé sur une éventuelle collaboration avec l’AFC-M23 contre le président Félix Tshisekedi, l’opposant congolais a catégoriquement rejeté toute option militaire. « Je ne prendrai jamais les armes contre mon pays », a-t-il déclaré avec fermeté.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par les accusations récurrentes visant certains acteurs politiques soupçonnés de proximité avec les groupes armés opérant dans l’Est du pays.
Les déclarations de Martin Fayulu contrastent notamment avec la stratégie attribuée à Corneille Naanga et à Joseph Kabila, dont les noms sont régulièrement évoqués dans les débats autour de l’AFC/M23. Une posture qui, selon plusieurs observateurs, place davantage ces figures politiques sous pression face à une opinion publique très sensible aux questions de souveraineté nationale.
En choisissant de se démarquer clairement de toute rébellion armée, Martin Fayulu tente également de consolider son image d’opposant républicain attaché à l’intégrité territoriale du pays. Alors que la crise sécuritaire continue de fragiliser l’Est de la RDC, ses propos pourraient renforcer son crédit auprès d’une partie de la population qui refuse toute alliance politique associée aux groupes armés.
Cette déclaration relance par ailleurs le débat sur les méthodes de conquête du pouvoir et les limites de l’opposition politique dans un contexte national marqué par une forte instabilité sécuritaire.










