Par Espoir BOTUMBA
À quelques jours de l’élection prévue le 20 mai prochain à la tête de Fédération Congolaise de Football Association, une vive polémique éclate autour du processus électoral.
Le candidat Rainier Patrice Mangenda Suku Swa a officiellement saisi, ce 13 mai, la Commission d’éthique de FIFA pour dénoncer ce qu’il qualifie de « fraude électorale caractérisée » dans la désignation du futur comité exécutif de la fédération congolaise.
Dans une correspondance adressée également au président de la FIFA, à Confédération Africaine de Football ainsi qu’aux organes électoraux de la FECOFA, le candidat accuse certains responsables locaux et internationaux d’avoir modifié les textes électoraux après la publication de l’appel à candidatures.
Selon lui, ces changements seraient contraires au code électoral type de la FIFA. Il affirme également qu’un procès-verbal falsifié de l’assemblée générale extraordinaire du 11 janvier 2025 aurait été notarié afin de rendre éligible Veron Mosengo, considéré comme l’un des favoris à cette élection.
Rainier Patrice Mangenda demande ainsi la suspension immédiate du processus électoral et l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ces accusations. Dans sa lettre, il avertit que la République démocratique du Congo risquerait d’avoir à la tête de son football « un président tricheur » si les irrégularités dénoncées ne sont pas examinées avant le scrutin.
Jusqu’à présent, ni la FECOFA ni la FIFA n’avaient officiellement réagi à ces accusations au moment de la publication du courrier. Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu autour de la gouvernance du football congolais, où les questions de transparence et de crédibilité électorale restent au cœur des préoccupations des acteurs sportifs et des supporters.









